Ton champs de coquelicot dans mon cul.

Publié le par Aldrea

C'est aprés un week end  affreusement éprouvant pour mon rythme de sommeil que je  vous écris ces lignes, donc rassurez vous, ce n'est pas aujourd'hui que vous trouverez du condensé de génie dans mon écriture.
Je sors tout simplement d'une nuit blanche avec des filles qui veulent s'insulter en russe, et d'une autre nuit blanche avec d'autres filles encore plus flemmardes que moi. Donc en gros, au lieu d'aller bouger nos corps dans un bar ou sur un sol de danse (LOL en français c'est tellement mieux), on a préféré rester bêtement à la maison à manger du riz et... à regarder sur la chaine porno de la freebox les différents titres de films à télécharger.
Et là, ce fut le drame.
Ce qui ne devait etre qu'un passe-temps en attendant de décider quoi faire s'est transformé en fou rire de prés d'une heure à passer en revue les 300 titres disponibles. Je vous donne le meilleur du meilleur, vous me dite s'il y en a que vous connaissez :

Anus, phallus et volupté,
Ass 117,
Autobroute express,
Aussi loin que mon bras va...,
Baise moi... si tu peux,
Baiser oui, mais aussi dans le cul
Bienvenue dans nos petits trous belges,
Bourre moi le mou,
Dans l'anus s'il te plait,
Doudoune, foufoune, guitoune, (qu'est-ce qu'une guitoune ?)
Du beurre dans ton petit trou,
Homme pour homme, gland pour gland,
J'ai perdu même mon cul à Las Vegas,
Je suinte du pédoncule (???)
La baise et le clochard,
La pipe enchantée,
La raie sur image,
Les boulangères menées à la baguette,
Mamie remplie son agenda,
Pan dans ton cul,
Pipi culottes,
Prend mon pied,
Recensées et sodomisées,
Rocco les attrape à Prague,
Route et biroute,
Sodo à gogo,
Sodo au bord de l'eau,
Sous le pantalon, une bite bien dure,
T'attends quoi ?
Telle mère tel fist,
Tu baises ou tu descends,
Voyage à zizibar,
24h porno,
3 hommes et 3 culs fins,
En guise de chatte, une bite brulante (surprise !!)
Frites-moi la gueule,
Gang bang of New York

Et encore, j'en ai omis plein un peu trop libertins, j'ai déjà trop de boulets dans mes mots clefs...


vroom-rabbit.jpegMaintenant, oubliez ce que vous avez vu : regardez, des lapins dans une voiture rose.



Maintenant, pour vous persuader que je ne passe mes journées ni devant des pornos, ni devant le macrochan à chercher des images de chats et de lapins, je vais faire une petite review de Cloverfield, le film qui me fait sauter partout (et ben voilà, maintenant votre esprit est fait de pron et vous avez honte du petit ricanement qui est sorti tout seul de votre bouche en pensant au titre de film que ça pourrait donner).cloverfield.jpg

Déja, l'affiche est la classe incarnée : pour être honnète, avant de passer devant le Gaumont, j'avais vaguement entendu parler d'un Cloverfield mais sans y prêter plus d'attention, malgré le buzz énorme qu'il a déclenché sur le Internet auquel j'ai eu la chance d'échapper. Et j'en suis bien contente d'ailleurs, puisqu'en entrant dans le cinéma, l'affiche était la seule chose que je connaissais du film et m'a convaincu d'aller acheter ma place. Et c'est seulement aprés la séance que je suis allée voir les trailers, je pense que ça m'aurai gaché le plaisir du film.
Bref.
Tout ça pour dire que Cloverfield raconte la destructionde New York par une espèce de... chose. Le shéma est typique des films d'actions : le héros, beau et courageux, brave tous les dangers pour aller chercher la femme qu'il aime. Il est accompagné de deux filles et de son copain boulet, l'élément comique de n'importe quel film d'aventure. Sauf que là où ça change tout, c'est que le film est tourné caméra à l'épaule, à la Projet Blair Witch. Bon, j'ai pas vu le Projet Blair Witch alors je sais pas ce que ça donne dans celui-là, mais dans Cloverfield, la sensation d'immertion dans le film est extraordinaire. Ca peut donner la gerbe à quelques estomacs sensibles, mais personnellement c'est vite passé tellement j'ai été prise par l'action.
La façon dont l'histoire se déroule est également très bien foutue : on découvre petit à petit la chose qui détruit la ville, comme un Godzilla qui aurait la classe, et le fait que le caméraman soit un amateur aide au mystère. La caméra tangue, sursaute, montre au loin une forme floue ressemblant vaguement à une patte ou une tentacule, et c'est délicieusement frustrant : pas assez pour définir clairement ce que c'est , mais juste ce qu'il faut pour s'imaginer tout et n'importe quoi.
Les personnages sont assez stéréotypés et sans grande profondeur, mais on pardonne assez vite, d'autant que c'est le copain boulet qui tient la caméra, on a donc le droit à des commentaires complètement déplacés assez drôles.En gros, toute l'originalité du film réside dans son ambiance, ses interrogations, ses monstres (ouais, j'aime bien les monstres), et dans le fait que, filmé normalement, Cloverfield aurait été un film d'action distrayant mais sans plus: en montrant les aventures d'un héros vu sous l'angle d'un personnage secondaire et surtout en utilisant une façon de filmer aussi difficile à maîtriser (il faut que tout soit naturel, qu'on en voit assez pour que le spectateur ne soit pas paumé, mais pas trop non plus pour préserver le suspence), Cloverfield mérite qu'on aille le voir et revoir au cinéma.
Vous n'en retiendrez pas de leçon de vie, vous n'en ressortirez pas en pleurant, il ne changera pas le cours de votre existence, mais vous en prendrez plein les yeux, et vous oublierez vos soucis pendant une petite heure et demie.
Y'a pas à dire : ce film a la classe.

mygodjq2.jpgUn peu comme eux en fait.

Publié dans taniere

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drine san 11/02/2008 21:17

le truc avec les mecs qui montent au 59emme étage et qui redecendent, c'est dans je suinte du pédoncule ou foufoune doudoune guitoune déja? je me souviens plus...

Lulu_sensei 11/02/2008 20:15

Juste un gros LOL, j'ai bien kiffé moi aussi et je suis contente de retrouver nos amis les pornographes !luv

ulfablabla 11/02/2008 13:19

L'intérêt du film aussi, c'est de voir les acteurs monter au 59ème étage d'une tour (à pied) pour passer à la tour d'à côté qui s'est appuyé dessus, et qui tient comme ça pour une raison que la logique seule n'explique pas. Mais les acteurs descendent puis remontent une vingtaine d'étages dans cette tour penchée, puis redescendent les 59 étages de la première tour.Personnellement j'ai été un peu déçu qu'ils passent trop rapidement sur cette partie de l'aventure.

Cornemuse 11/02/2008 11:49

Il faut absolument que j'achète Je suinte du pédoncule.Juste pour le plaisir d'avoir un titre pareil dans ma DVDtèque... :-S

Zali L. Falcam 11/02/2008 06:55

(qu'est-ce qu'une guitoune ?)> Un petit muret avec un dessus plat. C'est un truc de ces péquenots du sud.