Mon routeur est un gros cochon d'inde.

En effet, pour des raisons inconnues, mon routeur m’a lâché pendant 3 jours. Trois longs jours sans le Internet et sans comprendre le pourquoi d’une telle absence. Bon, en même temps, j’en ai passé deux à la campagne à désherber l’allée principale de la mansarde de mes parents… mais mine de rien, c’était pas si affreux J’ai retrouvé le goût des activités en pleine air, et même si c’était pas spécialement du sport, ça m’a un peu dérouiller. Les gestes simples de se baisser/désherber/balancer le tout dans la brouette m’ont fait me rendre compte que depuis ma sortie du lycée, mon seul exercice physique à l’extérieur est d’attendre le bus. Ou au pire, d’aller à pied jusqu’à mon cours de théâtre. Pas un seul sport, pas même un peu de gym. Bon, je dois avouer que ça m’a pas beaucoup manqué jusque là, et puis faire du footing à Paris, en zigzagant entre les voitures et les clochards, c’est pas ce qu’il y a de plus gai. En plus, j’en raffolais déjà pas dans ma banlieue verte.
Mais je dois dire que ce petit séjour à la campagne m’a donné des envies de verdures. D’accord, je me suis fait chier comme un rat mort, mais il faisait vraiment beau et j’aurai bien bronzouillé dans le jardin si on était pas en février. Et même avec le réchauffement climatique, il était pas question que j’enlève mes trois couches de vêtements, même à l’intérieur. Je me rappelais seulement les super moments passé avec les filles à Marseille autour de la piscine à se raconter des trucs de filles (*gloussements gloussements*) , et je crois que dés que j’ai ce putain de permis, je les prend toutes et je les emmènent dans cette campagne pourrie. Elle et nos autres potes, l’alcool e la drogue. Le sexe, je me le réserve, j’en fais déjà bien assez à Paris comme ça. C’est vrai, j’avoue, je fracasse ma culpe à coup de batte, j’ai ce putain de cliché des jeunes dans le jardin, le soir, allongés dans l’herbe, qui fument un joint en regardant les étoiles… ça semble stupide, mais je suis sur que pour deux ou trois jour, cette putain de chaumière parentale peut devenir un vrai petit paradis.
Donc, tout ça pour dire que pendant ce ouik end ma connection internet est décédée dans de sombres circonstances. J’ai d’abord pensé que c’était un coup de Joe le Réseau Wifi qui avait fait pas mal de grabuge pendant le déménagement. Mais il s’avérait qu’il avait un alibi solide : il m’indiquait que le réseau était connecté sans aucun problème. Mais j’avais d’autres pistes. La belle Marlène
Résignée, je fini par demander l’aide d’un ami : Julien-les-bon-tuyaux, un vieux pote informaticien et accessoirement, mon frère, qui m’avait pas mal de fois sorti de la merde, comme avec l’affaire « Adresse IP Inconnue », ou celle de « l’inscription à Free sans accès à Internet ». Un vieux pote, un vrai. Et en effet, il régla le problème en quelques secondes en m’indiquant la planque d’un certain Billy le Routeur. Mais c’était bien sûr ! J’enfonçais la porte de sa piaule et le reboota immédiatement avec mon calibre. Ce salaud c’était bien planqué durant mon enquête, j’avais pensé à tout le monde sauf au gros poisson… mais cette fois, justice fut faite, la connexion fut réanimée et sa veuve, une splendide hollandaise rousse, s’offrit à moi pour me remercier. Mais une question demeurait en suspend : qu’est-ce qui avait poussé le routeur à agir de cette façon et à s’en prendre à l’innocente connexion ? Les méandres de la pensée informatique des truands resteront pour moi la seule énigme inexpliquée de ma carrière…

Aldrea