Double fond
Cette nuit j'ai rêvé que Maliki faisait de la pub pour mon blog dans un de ses post. Ravie, je retrouvais la motivation pour réécrire des news.
Au réveil, ne restait plus que la motivation d'écrire. C'est déjà ça.
Mes partiels sont (plus ou moins bien) passés et je suis délicieusement en vacances. J'en profite donc pour faire n'importe quoi, comme par exemple aller voir Phénomènes. Oui, c'est vous dire si je gaspille vraiment ma jeunesse.

Pourtant, c'était bien prometteur : une bande annonce sympa, une affiche pas trop mal, et surtout... Monsieur Night Shyamalan en réalisateur.
Petit récapitulatif : Sixième Sen, Incassable, Signe, Le village et la Jeune Fille de l'eau.
Autrement dit, que des films à ambiance mi-fantastique mi-féérique avec toujours une grosse part de mystère et d'ambiguité : sommes nous dans une histoire réaliste, y-a-t'il donc une explication logique à tout ça ? C'est merveilleusement hésitant, j'adore.
Malgré un petit craquage de slip à la fin de Signs (après avoir construit toute l'ambiance de son film sur le doute et le mystère, voilà qu'ils nous montrent les bestioles en gros plans, merci bien...) ou encore une jolie Happy Ending qui en ont déçus plus d'un (pour ma part j'ai trouvé que ça collait bien avec l'ambiance naïve de conte d'enfant du film, j'en suis sortie émerveillée), l'mabiance qui ressortait de ses films était toujours extraordinaire et les chutes bien surprenantes (oui, ça va, maintenant on connait tous la fin du Sixième Sens...)
Et puis voilà.
La déchéance.
On aurait pu s'attendre à ce qu'il fasse quelque chose de bien avec le scénario de base (un mystérieux phénomène frappe dans des grandes villes et pousse les gens à se suicider en masse) : inquiétant, presque angoissant, il aurait pu finir avec une chute innatendue, développer des personnages intriguants.
Rien.
Bon, c'est pas grave, il restait toujos l'ambiance : on aurait pu avoir un pur film à la Shyamalan où le doute entre imaginaire et réalité est omni-présent, merde un mystérieux phénomène, ça pourrait être n'importe quoi !
On a toujours l'espoir au début, puis l'explication la plus """"logique"""" arrive à grand secour de bon sentiment écolo. Je ne spoile pas, promis mais bon, dites vous que la première expllication stupide qui vous vient à l'esprit est la bonne.
Les personnages n'ont aucun intéreêt mais bon, à la limite, Shyamalan pousse rarement la psychologie de ses personnages, le charisme qu'ils dégagent et la mise en scène sont d'habitude suffisant pour combler cette lacune. Ici, on ne peut vraiment se rattraper à aucune branche : les personnages sont plats et sans intérêt, le scénario est d'une niaiserie et d'une morale à se taper la tête contre les mur en gardant toutes les lumières allumées et en faisant tourner le lave linge à vide tout en tirant la chasse d'eau toutes les demie heure, rien que pour embêter monsieur Protégeons-La-Nature.
La seule atmosphère qui se dégage est celle de l'incompréhension... de la part du spectateur. Pourquoi ? Pourquoi ?! Pourquoi un couple niais et plat avec cette petite fille inssuportable ? Pourquoi ce n'importe quoi dans le scénario ? (pourquoi cette maison et cette vieille à la fin qui n'apporte rien et qui 'na aucun rapport ?) Pourquoi cette mise en scène ausssi ridicule avec l'effet Je-cours-pour-échapper-aux-éléments-naturels malheureusement emprunté Au jour d'aprés ? (merci à l'ami Karnath de l'avoir remarqué, c'ets tellement ça -.-)
Bon, aprés y'a bien quelques passages marrants avec des petites blagounettes de la part du héros mais ça ne suffit laaargement pas à rattraper cet immence gâchis de pellicule et d'espoir.
J'en suis ressortie blasée et pleine de doute sur ma capacité à choisir un film en fonction de la bande annonce, de l'affiche, du nom du réalisateur et du sénario. C'est vrai quoi, l'avant dernier Kusturica ne m'inspirait rien du tout, et j'en suis ressortie ravie !
Enfin bref, un immense déception que même ma plus grande capacité au fangirlisme pour Shyamalan n'a pas réussi à rattraper.

Pour la peine, je me laisse entraîner vers le fond et me met à suivre.. un... un shojo. Avec des vampires. Et des jumeaux incestueux.
Pour les gens normaux et qui ont bien raison de le rester, un shojo est un manga plutot destiné à un public féminin avec des histoires d'amour et heu... c'est tout. Souvent toute l'intrigue se noue autour d'une seule fille, l'héroïne, niaise de préférence avec autour d'elle des tonnes de garçons qui, soit sont amoureux d'elle, soit sont torturés, soit sont jumeaux, soit sont distants, beaux et froids, parfois mêmes tout ça en même temps.
Oui je sais, JE SAIS je passe mon temps à me moquer des fangirls qui écrivent des fanfics yahoi en dessinant des bishonen torturés et androgynes. Mais...
Il est vrai que je n'ai aucune excuses : Vampire Knight, non seulement possède un titre ridicule, mais développe tous les éléments pour faire un bon shojo. Yuki, l'héroïne niaise est la fille du Directeur d'un pensionnat mixte. Elle est chargée de la sécurité des lieux et doit également veiller à ce que l'autre classe, la Classe de Nuit ne rencontre pas la Classe de Jour car la Classe de Nuit est composée essentiellement...de vampires.
Bon.
Voilà.
Tout est dit.
Mais pour ma défense, sachez que la première fois que j'ai regardé les premiers épisodes, tout cela ne me semblait pas si shojotesque : je voyais juste une intrigue dark à base de vampires nobles sous fond de petites hésitations amoureuses. Puis je me suis retrouvée piégée avant même que je ne m'en rende compte : l'héroïne hésite entre son sempai, Kaname-sempai, un grand brun mystérieux qui lui a sauvé la vie étant jeune et son compagnon qui a grandi avec elle, Zero-kun, un grand torturé aux cheveux blancs.
Et oui, j'insiste sur les suffixes japonais, histoire de bien m'enfoncer dans mon inssuportable fangiritude.
Je vous laisse donc imaginer les débats houleux entre défenseuses de Kaname-sempai et de Zero-kun. C'est délicieux. On dépasse le simple Aragorn / Legolas.
Erm voilà voilà...
Bon, pour ma défense maintenant : l'ambiance est effectivement dark et bien intéressante.
L'humour y est quand même assez présent : les filles de la Classe de Jour sont de véritables fangirls hystériques qui se mettent à hurler dés qu'elles croisent un homme de la Classe de Nuit qui, grâce à leurs aura de vampire, ont la méga classe. Leurs entrée déclenchent de véritables émeutes alors que les vampires nobles n'en ont rien à carrer.
Heu... la psychologie des personnages est... bon, non, heu... le scénario... non plus...
Bon, d'accord, c'est un pure shojo, un peu niais, toujours distrayant, mais c'est un bon shojo avec une réelle ambiance. Quand même. Je ne regarde pas de la merde, moi, monsieur.
Bon, sur ce, je retourne me mater du yaho... des films russes décrivant la misère paysanne du début du 18eme siècle.

YAAAAAAAH !!
Au réveil, ne restait plus que la motivation d'écrire. C'est déjà ça.
Mes partiels sont (plus ou moins bien) passés et je suis délicieusement en vacances. J'en profite donc pour faire n'importe quoi, comme par exemple aller voir Phénomènes. Oui, c'est vous dire si je gaspille vraiment ma jeunesse.

Pourtant, c'était bien prometteur : une bande annonce sympa, une affiche pas trop mal, et surtout... Monsieur Night Shyamalan en réalisateur.
Petit récapitulatif : Sixième Sen, Incassable, Signe, Le village et la Jeune Fille de l'eau.
Autrement dit, que des films à ambiance mi-fantastique mi-féérique avec toujours une grosse part de mystère et d'ambiguité : sommes nous dans une histoire réaliste, y-a-t'il donc une explication logique à tout ça ? C'est merveilleusement hésitant, j'adore.
Malgré un petit craquage de slip à la fin de Signs (après avoir construit toute l'ambiance de son film sur le doute et le mystère, voilà qu'ils nous montrent les bestioles en gros plans, merci bien...) ou encore une jolie Happy Ending qui en ont déçus plus d'un (pour ma part j'ai trouvé que ça collait bien avec l'ambiance naïve de conte d'enfant du film, j'en suis sortie émerveillée), l'mabiance qui ressortait de ses films était toujours extraordinaire et les chutes bien surprenantes (oui, ça va, maintenant on connait tous la fin du Sixième Sens...)
Et puis voilà.
La déchéance.
On aurait pu s'attendre à ce qu'il fasse quelque chose de bien avec le scénario de base (un mystérieux phénomène frappe dans des grandes villes et pousse les gens à se suicider en masse) : inquiétant, presque angoissant, il aurait pu finir avec une chute innatendue, développer des personnages intriguants.
Rien.
Bon, c'est pas grave, il restait toujos l'ambiance : on aurait pu avoir un pur film à la Shyamalan où le doute entre imaginaire et réalité est omni-présent, merde un mystérieux phénomène, ça pourrait être n'importe quoi !
On a toujours l'espoir au début, puis l'explication la plus """"logique"""" arrive à grand secour de bon sentiment écolo. Je ne spoile pas, promis mais bon, dites vous que la première expllication stupide qui vous vient à l'esprit est la bonne.
Les personnages n'ont aucun intéreêt mais bon, à la limite, Shyamalan pousse rarement la psychologie de ses personnages, le charisme qu'ils dégagent et la mise en scène sont d'habitude suffisant pour combler cette lacune. Ici, on ne peut vraiment se rattraper à aucune branche : les personnages sont plats et sans intérêt, le scénario est d'une niaiserie et d'une morale à se taper la tête contre les mur en gardant toutes les lumières allumées et en faisant tourner le lave linge à vide tout en tirant la chasse d'eau toutes les demie heure, rien que pour embêter monsieur Protégeons-La-Nature.
La seule atmosphère qui se dégage est celle de l'incompréhension... de la part du spectateur. Pourquoi ? Pourquoi ?! Pourquoi un couple niais et plat avec cette petite fille inssuportable ? Pourquoi ce n'importe quoi dans le scénario ? (pourquoi cette maison et cette vieille à la fin qui n'apporte rien et qui 'na aucun rapport ?) Pourquoi cette mise en scène ausssi ridicule avec l'effet Je-cours-pour-échapper-aux-éléments-naturels malheureusement emprunté Au jour d'aprés ? (merci à l'ami Karnath de l'avoir remarqué, c'ets tellement ça -.-)
Bon, aprés y'a bien quelques passages marrants avec des petites blagounettes de la part du héros mais ça ne suffit laaargement pas à rattraper cet immence gâchis de pellicule et d'espoir.
J'en suis ressortie blasée et pleine de doute sur ma capacité à choisir un film en fonction de la bande annonce, de l'affiche, du nom du réalisateur et du sénario. C'est vrai quoi, l'avant dernier Kusturica ne m'inspirait rien du tout, et j'en suis ressortie ravie !
Enfin bref, un immense déception que même ma plus grande capacité au fangirlisme pour Shyamalan n'a pas réussi à rattraper.

Pour la peine, je me laisse entraîner vers le fond et me met à suivre.. un... un shojo. Avec des vampires. Et des jumeaux incestueux.
Pour les gens normaux et qui ont bien raison de le rester, un shojo est un manga plutot destiné à un public féminin avec des histoires d'amour et heu... c'est tout. Souvent toute l'intrigue se noue autour d'une seule fille, l'héroïne, niaise de préférence avec autour d'elle des tonnes de garçons qui, soit sont amoureux d'elle, soit sont torturés, soit sont jumeaux, soit sont distants, beaux et froids, parfois mêmes tout ça en même temps.
Oui je sais, JE SAIS je passe mon temps à me moquer des fangirls qui écrivent des fanfics yahoi en dessinant des bishonen torturés et androgynes. Mais...
Il est vrai que je n'ai aucune excuses : Vampire Knight, non seulement possède un titre ridicule, mais développe tous les éléments pour faire un bon shojo. Yuki, l'héroïne niaise est la fille du Directeur d'un pensionnat mixte. Elle est chargée de la sécurité des lieux et doit également veiller à ce que l'autre classe, la Classe de Nuit ne rencontre pas la Classe de Jour car la Classe de Nuit est composée essentiellement...de vampires.
Bon.
Voilà.
Tout est dit.
Mais pour ma défense, sachez que la première fois que j'ai regardé les premiers épisodes, tout cela ne me semblait pas si shojotesque : je voyais juste une intrigue dark à base de vampires nobles sous fond de petites hésitations amoureuses. Puis je me suis retrouvée piégée avant même que je ne m'en rende compte : l'héroïne hésite entre son sempai, Kaname-sempai, un grand brun mystérieux qui lui a sauvé la vie étant jeune et son compagnon qui a grandi avec elle, Zero-kun, un grand torturé aux cheveux blancs.
Et oui, j'insiste sur les suffixes japonais, histoire de bien m'enfoncer dans mon inssuportable fangiritude.
Je vous laisse donc imaginer les débats houleux entre défenseuses de Kaname-sempai et de Zero-kun. C'est délicieux. On dépasse le simple Aragorn / Legolas.
Erm voilà voilà...Bon, pour ma défense maintenant : l'ambiance est effectivement dark et bien intéressante.
L'humour y est quand même assez présent : les filles de la Classe de Jour sont de véritables fangirls hystériques qui se mettent à hurler dés qu'elles croisent un homme de la Classe de Nuit qui, grâce à leurs aura de vampire, ont la méga classe. Leurs entrée déclenchent de véritables émeutes alors que les vampires nobles n'en ont rien à carrer.
Heu... la psychologie des personnages est... bon, non, heu... le scénario... non plus...
Bon, d'accord, c'est un pure shojo, un peu niais, toujours distrayant, mais c'est un bon shojo avec une réelle ambiance. Quand même. Je ne regarde pas de la merde, moi, monsieur.
Bon, sur ce, je retourne me mater du yaho... des films russes décrivant la misère paysanne du début du 18eme siècle.

YAAAAAAAH !!
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