Promis, demain un article sur le rire chez les Mexicains
A la base, j'avais créé ce blog parce que, comme toute jeune nombriliste et suiveuse, j'avais envie de parler de moi, mais comme j'ai un minimum de neurones et de bon gout , de parler de moi sans trop entrer dans les détails (quoi quoi mes expériences sexuelles ? Tsss, c'est rien comparé à ce que j'imagine ! ) et sans faire de poèmes avec des dégradés de couleur pour montrer mon état d'esprit. Brrr.
Evidemment, j'ai commencé par chercher un thème général, et je dois avouer ne pas être allée bien loin : j'aime les rongeurs et les livres depuis mon enfance et le sexe... depuis pas loin de mon enfances aussi. Alors voilà, la tanière est née.
Mais je dois dire que derrière "tout ça" (sic) se cache quand même la grande fondatrice, la mascotte qui a donné naissance à tout ça, ma muse et mon inspiratrice : Muriel, mon cochon d'inde.
Il s'est avéré que justement, lundi dernier, 28 avril, Muriel est décédée assez brusquement à l'âge de 4 ans.
Le truc étant que pendant tout le week end j'ai reçu des gens chez moi, je n'ai donc pas eu le temps de vraiment m'occuper d'elle : un peu d'eau de temps en temps, des légumes frais chaque soir, quelques caresses au passage et pouf, on retourne au JDR ou faire n'importe quoi à cinq dans une Twingo.
J'avais effectivement remarqué qu'elle n'allait pas fort depuis quelques temps, elle semblait déprimée, à rester dans un coin de sa cage, à se bouger mollement pour venir chercher son endive... mais rien de grave. Pleine de candeur, je pensais que c'était la déprime d'etre seule pour un cochon d'inde (ne vous moquez pas : un cochon d'inde sans groupe dans la nature est un cochon d'inde mort), ou alors le début du printemps, voir même une carence en vitamine C (rigolez pas, ça peut rendre un cochon d'inde neurasthénique ! )
Bref, le dimanche soir, en ne voyant pas d'amélioration, je décide d'aller acheter quelques gouttes de vitamines C dés le lendemain. Malheureusement, le lundi matin, elle était dans le pire état que j'ai jamais vu ; paniquée, je prend rendez-vous chez le véto le plus proche, et le temps que je fasse un aller-retour de 30mn pour aller chercher de nouvelles lunettes, et elle n'était déjà plus parmis nous.
Alors je sais ce que vous allez me dire : "désolé pour toi, c'est triste mais c'est un cochon d'inde, tu t'en achètera un autre et tout ira mieux ! "
Si si, je sais que vous vous dites ça, parce que c'est exactement ce que mon cerveau, ma logique ne cessent de me répéter depuis une semaine.
Ca va beaucoup mieux, j'ai réussi à faire mon deuil, mais les 4-5 premiers jours furent vraiment affreux.
J'étais prise dans un mélange de culpabilité - de ne pas m'en être mieux occupé, de n'avoir rien vu plus tot, de ne pas lui avoir acheté de copain, de l'avoir délaissé tant de fois - de tristesse du vide qu'elle laissait, et surtout du choc dû à la rapidité et à la soudainement de son décès.
J'avais des périodes de quelques heures où je revivais, puis j'étais prise d'un affreux sentiment de culpabilité lorsque je recommençais à rire et là, tout reprenait.
J'ai l'impression que je me suis vraiment construite à travers cette stupide bestiole mine de rien, elle était vraiment mon animal totem : j'ai forgé mon humour sur sa tête stupide et ses attitudes ridicules, et même ma façon de m'exprimer à changé quand j'ai commencé à intégrer les couinements dans mon vocabulaire...
Je me suis vraiment attachée à ce rongeur qui passait son temps à dormir, couiner fort pour réclamer à manger, grossir, pisser sur ma moquette, manger tout ce qui était à portée de sa dentition - livres, journaux, cartons, fils éléctriques - lécher le bout de mes doigts imprégnés de sueur, faire un boucan de tout les diable pour boire, perdre ses poils, attirer les moucherons, manger des endives et sautiller de joie dans une cage toute propre.
Donc voilà, ma pauvre Muriel s'en est allée, il y a un meuble plein de vide dans ma chambre et plus jamais j'aurai à m'inquiéter de ramasser tout ce qui traine par terre avant de la faire se ballader dans ma chambre...
Bordel, c'est juste un stupide cochon d'inde, alors pourquoi je suis aussi triste ?
Evidemment, j'ai commencé par chercher un thème général, et je dois avouer ne pas être allée bien loin : j'aime les rongeurs et les livres depuis mon enfance et le sexe... depuis pas loin de mon enfances aussi. Alors voilà, la tanière est née.
Mais je dois dire que derrière "tout ça" (sic) se cache quand même la grande fondatrice, la mascotte qui a donné naissance à tout ça, ma muse et mon inspiratrice : Muriel, mon cochon d'inde.
Il s'est avéré que justement, lundi dernier, 28 avril, Muriel est décédée assez brusquement à l'âge de 4 ans.
Le truc étant que pendant tout le week end j'ai reçu des gens chez moi, je n'ai donc pas eu le temps de vraiment m'occuper d'elle : un peu d'eau de temps en temps, des légumes frais chaque soir, quelques caresses au passage et pouf, on retourne au JDR ou faire n'importe quoi à cinq dans une Twingo.
J'avais effectivement remarqué qu'elle n'allait pas fort depuis quelques temps, elle semblait déprimée, à rester dans un coin de sa cage, à se bouger mollement pour venir chercher son endive... mais rien de grave. Pleine de candeur, je pensais que c'était la déprime d'etre seule pour un cochon d'inde (ne vous moquez pas : un cochon d'inde sans groupe dans la nature est un cochon d'inde mort), ou alors le début du printemps, voir même une carence en vitamine C (rigolez pas, ça peut rendre un cochon d'inde neurasthénique ! )
Bref, le dimanche soir, en ne voyant pas d'amélioration, je décide d'aller acheter quelques gouttes de vitamines C dés le lendemain. Malheureusement, le lundi matin, elle était dans le pire état que j'ai jamais vu ; paniquée, je prend rendez-vous chez le véto le plus proche, et le temps que je fasse un aller-retour de 30mn pour aller chercher de nouvelles lunettes, et elle n'était déjà plus parmis nous.
Alors je sais ce que vous allez me dire : "désolé pour toi, c'est triste mais c'est un cochon d'inde, tu t'en achètera un autre et tout ira mieux ! "
Si si, je sais que vous vous dites ça, parce que c'est exactement ce que mon cerveau, ma logique ne cessent de me répéter depuis une semaine.
Ca va beaucoup mieux, j'ai réussi à faire mon deuil, mais les 4-5 premiers jours furent vraiment affreux.
J'étais prise dans un mélange de culpabilité - de ne pas m'en être mieux occupé, de n'avoir rien vu plus tot, de ne pas lui avoir acheté de copain, de l'avoir délaissé tant de fois - de tristesse du vide qu'elle laissait, et surtout du choc dû à la rapidité et à la soudainement de son décès.
J'avais des périodes de quelques heures où je revivais, puis j'étais prise d'un affreux sentiment de culpabilité lorsque je recommençais à rire et là, tout reprenait.
J'ai l'impression que je me suis vraiment construite à travers cette stupide bestiole mine de rien, elle était vraiment mon animal totem : j'ai forgé mon humour sur sa tête stupide et ses attitudes ridicules, et même ma façon de m'exprimer à changé quand j'ai commencé à intégrer les couinements dans mon vocabulaire...
Je me suis vraiment attachée à ce rongeur qui passait son temps à dormir, couiner fort pour réclamer à manger, grossir, pisser sur ma moquette, manger tout ce qui était à portée de sa dentition - livres, journaux, cartons, fils éléctriques - lécher le bout de mes doigts imprégnés de sueur, faire un boucan de tout les diable pour boire, perdre ses poils, attirer les moucherons, manger des endives et sautiller de joie dans une cage toute propre.
Donc voilà, ma pauvre Muriel s'en est allée, il y a un meuble plein de vide dans ma chambre et plus jamais j'aurai à m'inquiéter de ramasser tout ce qui traine par terre avant de la faire se ballader dans ma chambre...
Voilà les seules photos que j'ai fait d'elle, mais qui la représentent tellement...
Bordel, c'est juste un stupide cochon d'inde, alors pourquoi je suis aussi triste ?
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