Confessional
Bon.
Les amis, ça déconne grave là.
Sévère même.
Aprés avoir raté mon semestre à 9.7/20 de moyenne, j'apprend que mon code est périmé et que je vais devoir me retaper des heures de "Puis-je tourner à droite ? A] Oui B] Non C] Bof, je préfèrerai frapper Jean Pierre".
Alors que la première fois, je l'ai eu de justesse, genre 5 fautes alors que l'éliminatoin était à 6.
Rien n'est joué donc.
Mais je m'en suis relevée avec un optimisme enjoué en disant que j'aurai mon semestre au rattrapage, que je ferai un an de stage ou autre en attendant de pouvoir replacer ma demande d'entrée en licence pro, que je payerai ma ré-inscription à l'auto école toute seule et que cette fois, je ne m'enterrerai pas la tête dans le sable et je les apellerai tous les jours pour avoir une date de permis.
Hop hop hop, et le tout en petites foulées avec montée de genoux.
Et puis on m'apelle à table. Et puis les parents.
Je vous explique le shéma familiale : ma mère est une petite matrone malgache qui fume des cigares en préparant un boeuf bourguignon. Elle commande toute la famille, s'occupais des mioches quand elle en avait, fait les courses, la bouffe et a tendance à être trés spontanée.
Mon père est un petit français barbu, intellectuel et faible. Il est terriblement intelligent est sensible, mais n'ose jamais lever la voix, donc qui se fait victimiser à son boulot malgré son poste de directeur de allez-savoir-quoi ainsi qu'à la maison par ma mère qui décide de tout, mais comme il l'aime, c'est pas bien grave. Il se contente de rentrer tard du boulot, de faire des petites plaisanteries délicieusement absurdes et de me faire découvrir des classiques du cinéma sur arte: le beau rôle quoi, parce que c'est lui que les mioches vont aduler, et non pas la mère qu'ils vont voir tous les jours, ces ingrats.
Donc quand ma mère apprend pour mon semestre et pour mon permis, elle le met dans sa poche plus vite qu'un petit pain dans la bouche d'un obèse.
Ce soir, devant les plats chinois, ça donnait donc : "Didonc, c'est la catastrophe pour tes études et ton permis là !" La finesse d'un ours en doudoune.
Je me permet de signaler que c'est celui qui ne s'est soucié de ses gosses qu'en cas de réprimande ou de félicitations dont il s'agit hein.
J'essaye de m'expliquer en disant que ça n'avait rien de "catastrophique", que j'aurai mon semestre au rattrapage et que j'étais désolée pour le permis : malheureusement, j'ai hérité de l'ignoble nature spontanée de ma mère (et Dieu sait si j'aurais préféré son absence de pilosité à la place) qui provoque chez moi, dés que je tente de me défendre lorsqu'on m'engueule, une irrésistible montée de larmes, tremblements dans la voix etc. J'ai bien pensé m'en servir un jour comme arme de défense, mais j'ai trop d'honneur pour ça.
Donc, que faire dans ce cas là ? Je sais pas pour vous, mais moi j'ai rien trouvé mieux que le silence.
Donc réprimandes des parents qui s'en donnent à coeur joie devant un mur de dédain engloutissant des nouilles chinoises (oui, je sais, l'image n'est pas facile à saisir).
Ce qui me fais le plus de peine dans tout ça, c'est que j'ai toujours pensé que les (bons) parents étaient là pour encourager leurs enfants, les pousser lorsque ça ne va plus et surtout leur faire confiance. Et le pire, c'est que lors de mes pauvres 19 années d'expériences ils m'en ont donnés l'illusion : j'ai toujours été une bonne élève, pas rebelle, sans drogue ni de casier judiciaire, alors ils ne pouvaient que me pousser à aller de l'avant. Je me rend compte maintenant que mes sondages baissent que les seules personnes qui sont derrière moi sont là pour m'enfoncer un peu plus dans la fange. Alors lorsque je me rend compte, au moment où j'ai plus besoin d'être appuyée, que mes parents n'ont aucun confiance en moi, et qu'ils se mettent à douter pour une petite erreur réparable, ça me fout la plus grosse claque dans la gueule de ma vie.
Et la touche finale, c'est que je vois très bien de quoi j'ai l'air, de l'extérieur : d'une sale et vieille ado rebelle de 19ans qui ne veut rien écouter ni personne, et qui dédaigne tout le monde. Et je pense que c'est ça qui me déprime le plus.

Bref comme vous pouvez le constater, c'est pas vraiment la forme en ce moment : je dois jongler entre les recherches d'auto école, la demande de stage dans une maison d'édition, les cours que je suis bien décidée à bosser tous les soirs, la dizaines de bouquins à lire pour la fac, les câlins avec mon geek, les parties de Baldure's Gate de 1à 8h du matin en réseau, les cours de guitare, les 5kg qui se sont furtivement greffés un peu partout tel des ninjas obèses, les copines dans les bars et celles qui veulent se déguiser en vampire pour une murder party sur le scénario de Vampire : the Masquerade.
...
Mais oui, vous aurez des photos pour Vampire.

... ho, ça va hein.
Les amis, ça déconne grave là.
Sévère même.
Aprés avoir raté mon semestre à 9.7/20 de moyenne, j'apprend que mon code est périmé et que je vais devoir me retaper des heures de "Puis-je tourner à droite ? A] Oui B] Non C] Bof, je préfèrerai frapper Jean Pierre".
Alors que la première fois, je l'ai eu de justesse, genre 5 fautes alors que l'éliminatoin était à 6.
Rien n'est joué donc.
Mais je m'en suis relevée avec un optimisme enjoué en disant que j'aurai mon semestre au rattrapage, que je ferai un an de stage ou autre en attendant de pouvoir replacer ma demande d'entrée en licence pro, que je payerai ma ré-inscription à l'auto école toute seule et que cette fois, je ne m'enterrerai pas la tête dans le sable et je les apellerai tous les jours pour avoir une date de permis.
Hop hop hop, et le tout en petites foulées avec montée de genoux.
Et puis on m'apelle à table. Et puis les parents.
Je vous explique le shéma familiale : ma mère est une petite matrone malgache qui fume des cigares en préparant un boeuf bourguignon. Elle commande toute la famille, s'occupais des mioches quand elle en avait, fait les courses, la bouffe et a tendance à être trés spontanée.
Mon père est un petit français barbu, intellectuel et faible. Il est terriblement intelligent est sensible, mais n'ose jamais lever la voix, donc qui se fait victimiser à son boulot malgré son poste de directeur de allez-savoir-quoi ainsi qu'à la maison par ma mère qui décide de tout, mais comme il l'aime, c'est pas bien grave. Il se contente de rentrer tard du boulot, de faire des petites plaisanteries délicieusement absurdes et de me faire découvrir des classiques du cinéma sur arte: le beau rôle quoi, parce que c'est lui que les mioches vont aduler, et non pas la mère qu'ils vont voir tous les jours, ces ingrats.
Donc quand ma mère apprend pour mon semestre et pour mon permis, elle le met dans sa poche plus vite qu'un petit pain dans la bouche d'un obèse.
Ce soir, devant les plats chinois, ça donnait donc : "Didonc, c'est la catastrophe pour tes études et ton permis là !" La finesse d'un ours en doudoune.
Je me permet de signaler que c'est celui qui ne s'est soucié de ses gosses qu'en cas de réprimande ou de félicitations dont il s'agit hein.
J'essaye de m'expliquer en disant que ça n'avait rien de "catastrophique", que j'aurai mon semestre au rattrapage et que j'étais désolée pour le permis : malheureusement, j'ai hérité de l'ignoble nature spontanée de ma mère (et Dieu sait si j'aurais préféré son absence de pilosité à la place) qui provoque chez moi, dés que je tente de me défendre lorsqu'on m'engueule, une irrésistible montée de larmes, tremblements dans la voix etc. J'ai bien pensé m'en servir un jour comme arme de défense, mais j'ai trop d'honneur pour ça.
Donc, que faire dans ce cas là ? Je sais pas pour vous, mais moi j'ai rien trouvé mieux que le silence.
Donc réprimandes des parents qui s'en donnent à coeur joie devant un mur de dédain engloutissant des nouilles chinoises (oui, je sais, l'image n'est pas facile à saisir).
Ce qui me fais le plus de peine dans tout ça, c'est que j'ai toujours pensé que les (bons) parents étaient là pour encourager leurs enfants, les pousser lorsque ça ne va plus et surtout leur faire confiance. Et le pire, c'est que lors de mes pauvres 19 années d'expériences ils m'en ont donnés l'illusion : j'ai toujours été une bonne élève, pas rebelle, sans drogue ni de casier judiciaire, alors ils ne pouvaient que me pousser à aller de l'avant. Je me rend compte maintenant que mes sondages baissent que les seules personnes qui sont derrière moi sont là pour m'enfoncer un peu plus dans la fange. Alors lorsque je me rend compte, au moment où j'ai plus besoin d'être appuyée, que mes parents n'ont aucun confiance en moi, et qu'ils se mettent à douter pour une petite erreur réparable, ça me fout la plus grosse claque dans la gueule de ma vie.
Et la touche finale, c'est que je vois très bien de quoi j'ai l'air, de l'extérieur : d'une sale et vieille ado rebelle de 19ans qui ne veut rien écouter ni personne, et qui dédaigne tout le monde. Et je pense que c'est ça qui me déprime le plus.

Bref comme vous pouvez le constater, c'est pas vraiment la forme en ce moment : je dois jongler entre les recherches d'auto école, la demande de stage dans une maison d'édition, les cours que je suis bien décidée à bosser tous les soirs, la dizaines de bouquins à lire pour la fac, les câlins avec mon geek, les parties de Baldure's Gate de 1à 8h du matin en réseau, les cours de guitare, les 5kg qui se sont furtivement greffés un peu partout tel des ninjas obèses, les copines dans les bars et celles qui veulent se déguiser en vampire pour une murder party sur le scénario de Vampire : the Masquerade.
...
Mais oui, vous aurez des photos pour Vampire.

... ho, ça va hein.
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