Zombies, super-héros et chaussures

Publié le par Aldrea

Ces derniers temps j'ai vu beaucoup d'excellents films.

Je pourrais vous citer le terrible 8th Wonderland, le film de science fiction français qui est aussi bluffant que l'expression "science fiction française" est effrayante. Mais en fait non, donc courez-y avant qu'on le chasse des cinémas mainstream à coup de pop corn.

Je pourrais également vous décrire à quel point je me suis bidonnée devant Evil Dead 2 que je m'étais promis de ne pas voir par peur que ce ne soit une vraie suite du premier (en fait, il s'agit plutôt d'un petit avant goût du troisième, mais allez voir là, le monsieur qui en parle le fait beaucoup mieux que moi).

Je pourrais parler des heures de l'unique Retour des morts vivants (en bon français) que je classe dans le top 3 de mes films de zombies préférés - même si les zombies courent et font des blagounette sous fond de Cramps.

Je ne tarirais pas d'éloge pour le très divertissant Kick Ass qui m'a beaucoup surpris par sa trashitude, son efficacité et sa bande son orgasmique (je garde de délicieux souvenirs de mes premiers contacts avec The Prodigy...). Cela étant, voir le film ne doit pas empêcher de lire le comics (2 tomes !) , encore plus gore et beaucoup moins familial.

 

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Si le mémoire de stage de métiers du livre m'a appris quelque chose, c'est bien que pour gagner de la place, rien de tel que les images.

 

 

Tous ces films sont particulièrement réussis et ont produits un assez grand effet sur moi. Ils m'ont amenés à réfléchir sur différents sujets et ont contribué à me faire avancer dans la vie.

 

 

 

Je pourrais vous en parler longtemps, mais c'est tellement plus drôle de faire un review sur celui-ci :

 

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Hahaha.

 

 

Pour tout à fait me dédouaner avant de commencer : je tiens à rapeller à l'aimable visiteur que ce blog parle essentiellement de zombies, de jeux vidéos, de mots-clefs graveleux et de dindons serbes sodomisés. Au pire vous avez des photos d'animaux mignons. Je pars donc du principe que j'ai droit à mon moment de girlitude sur ce blog, comme dans ma vie. Je ne fais pas souvent les soldes, je n'ai pas d'attrait sexuel pour les chaussures, les sacs et les chapeaux, je ne porte pas de bijoux et ne n'appelle pas toutes mes copines "ma chérie". Bon, d'accord, parfois ma voix monte dans les aigus devant un tout petit animal, j'adore parler de poils avec mes copines, je me maquille le matin et ça m'arrive de commander des kirch cassis dans un bar au lieu d'une pinte de Stella. Sans ça, je crois que la plupart des gens me confondraient avec un camionneur mexicain de toute manière.

 

Donc.

Tout ça pour dire que j'ai eu le plaisir de visionner cette pure merveille de girlitude au cinéma, accompagnée de quelques copines, de leurs copains à la sexualité joyeusement indéterminée et d'une salle entière de femmes entre 15 et 50 ans.

Tout d'abord, laissez moi vous dire que voir un film de fille, dans une grande salle remplie de fille, qui parle de trucs de  fille, ça provoque une sorte d'osmose générale qui vous coupe toutes liaison aux neurones et vous invite à réagir à l'instinct. Je pense que c'est à peu près ce qu'ont dû ressentir des survivants de crash, poussés à perpétrer les actes les plus atroces pour survivre. Un fois la faim assouvie, la honte revient.

Sex & the City, c'est un peu comme un crash mental, sauf que c'est cool.

 

Au début, je ne pensais pas réussir à m'y faire lorsque la salle entière a poussé un soupir d'admiration au moment où notre héroïne quadragénaire offre un paquet à son homme surmonté (le paquet, pas l'homme) de ce logo: rolex14.jpg

Bon, je vais quand même lancer un sondage via les commentaires : qui peut me dire, sans tricher Tigrou, de quelle marque il s'agit ? Parce que perso, j'ai dû regarder les soluces et demander à ma voisine...

Malgré ce bref instant de solitude, j'ai tout de même réussi à me faire porter par la vague pour en devenir moi aussi une goutelette. Oui, j'ai à peine honte de le dire : moi aussi j'ai soupiré d'envie devant l'IMMENSE dressing de Carrie, moi aussi j'ai salivé devant les différents échantillons masculins proposés (et pourtant, je suis relativement chiante sur les beaux gosses), moi aussi j'ai ressenti un frisson de plaisir dès les premières notes du générique de la série, moi aussi j'ai encouragé à mi-voix l'héroïne d'embrasser Aidan, moi aussi j'ai applaudis les péripéties sexuelles de Samantha, moi aussi j'étais outrée devant les attitudes machistes de ce connard de M. Big !

Car oui, Sex & the City ne peut pas se regarder d'un oeil critique. Il faut s'y plonger en entier et sans se poser de question, sous peine de passer à côté de grands moments de redécouverte de soi-même.

 

Sex & the City n'est pas une question d'objectivité, ni même de personnalité : Sex & the City c'est la girlitude même, celle que toutes les filles - et même certains homme hétéro - possèdent, qu'elles l'assument ou non. C'est une partie de soi poussée à l'extrême, tellement amplifiée que toute propriétaire de vagin s'y reconnait forcément. Bien sûre les héroïnes ne sont pas parfaites, elles commencent à approcher de la cinquantaine, elles ne sont même pas vraiment belles mais elles abordent des thèmes universellement féminins, même si c'est parfois d'un angle assez maladroit. En gros, ça se regarde au millième degrès, un peu comme un bon Iron Man quoi.

 

Bon, vous l'aurez compris, ce n'est un bon film que si l'on est une fille. Mon côté normal du cerveau essaye de reprendre la parole en rappelant à quel point le film est facile et irrespectueux envers certaines religions qui ne partent pas du principe qu'une fille doit forcément montrer ses nibards, que l'affiche est immonde, que ça reste des problèmes de riches et que ces millions auraient être mieux investit mais que voulez-vous, c'est aussi à ça que sert la partie girly du cerveau: se laisser envahir par de la mélasse rose de temps en temps, juste histoire de décrocher du quotidien. Après, l'important est de ne pas le faire trop souvent sous peine de finir comme ça :


 

Ho, et puis ça va hein, vous les mecs vous avez la coupe du monde.

Publié dans taniere

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Tigrou 21/06/2010 10:46



Aah horrible logo! A sa vue, j'ai été pris de convulsions, et d'étranges visions m'ont hanté de leurs tentacules aux formes d'hommes politiques miniatures... ça doit être un truc d'Avocats. Dura
lex, rolex, tout ça. A propos, que devient Omega? Bisous sur le Nabaztag.



the idiot 13/06/2010 11:02



Mouais, pas sûr que ça m'ait donné envie d'aller voir Sex & the City 2 tout ça, par contre tu m'as un peu motivé 8th Wonderland. Peut être qu'un de ces soirs, en mode
saturation de mémoire j'irai voir ça tout seul dans une salle sombre. Ecouté The Fat of the Land ou pas encore? Merci pour le clin d'oeil, ça fait toujours plaisir.