Rien.

Publié le par Aldrea

Le grand problème des blogs, c'est d'y avoir des choses à dire.

Bon, généralement la plupart des gens ne se posent pas la questions et ça donne lieu à des poèmes en rose et vert.

Personnellement, j'essaye de me poser le plus possible la question, et c'est un gros problème pour moi.

Déjà parce que la poésie skyblog arrive bonne dernière après mes préoccupations journalières, au même niveau que la reproduction annuelle chez les biturongs d'Asie tropicale ou le taux d'élasticité du citron vert, et que je ne peux donc pas me rattraper là dessus.

Ensuite, parce que je voudrai essayer, dans la mesure du possible, de faire des articles intéressants faciles à lire pour vous, bande de dégénérés. Et puis il faut que ça m'intéresse tout de même un minimum. Mais sans vous lasser pour autant.

C'est pourquoi je ne vais pas vous parler de zombies, aujourd'hui.

J'ai bien compris que ce sujet qui m'est pourtant cher commençait à vous gonfler sévère.

Je laisse donc de côté pour un moment la putréfaction, la faim de cerveau et le gore.

Non, aujourd'hui, je vais vous parler de monde post-apocalyptique.

Et le premier qui râle se prend une truite.

 

 

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L'idée m'est venue l'autre soir, pendant que je me brossais les dents en prenant ma douche (ça peut paraître incongru comme ça mais réfléchissez-y, c'est super pratique en fait. Surtout quand on a une salle de bain tellement petite qu'on peut presque faire caca dans la douche, comme chez moi).

Si une apocalypse nous surprenait maintenant, tout de suite, comme des bêtes, et que nous devions nous réhabituer à une vie sauvage, qui, autour de moi serai réellement utile aux petites communautés de survivants ?

 

Comment survit-on dans un univers sans confort moderne, sans machines pour tout faire à notre place, quand la lutte contre la nature devient plus importante que l'intellect quand on est... graphiste ?

J'ai beau regarder attentivement autour de moi, je me vois uniquement entourée de profession peu aptes à développer des habitudes de survie.

Franchement, le comptable sait-il dépecer un bœuf ?

Le directrice artistique peut-il construire un radeau ?

Le prof d'anglais sait-il filtrer l'eau ?

Le commercial sait-il faire un feu ?

Le musicien arrive-t-il à repérer le Nord ?

L'ingénieur informaticien connait-il la différence entre le bolet des prés et l'amanite phalloïde ?

L'éditeur coure-t-il assez vite pour échapper à une meute ?

Le bibliothécaire a-t-il la force de déchirer de la viande crue avec ses dents ?

Le chercheur peut-il violer cette femelle pour assurer sa descendre ?

 

 

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Con de Geek.

 

 

Non mais sérieusement quoi, vous imaginez un instant votre prof de droit se battre à main nue contre un animal sauvage vous ?

 

Voilà, juste une petite pensée à but purement réflexif sur notre société, d'une profondeur peu commune. Voilà encore un exemple de l'utilité des films de zombies pour comprendre l'Homme.

 

 

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(putain, qu'est-ce qui faut pas faire pour une update... si vous aussi vous avez des sujets à m'offrir, je suis ouverte à toutes les propositions. Mais pas trop fort quand même.)

 

 

 

 

 


Publié dans taniere

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Aldrea 10/02/2010 13:35


Ha oui tiens, j'ai pas pensé à parler du musicien ! Mis à part divertir les survivants (et encore, pas avec du Steve Reich :p), je ne vois pas trop son utilité...


Cornemuse 10/02/2010 11:38


Putain j'ai toujours cru que apocalypse était au masculin. Tu vois, ton article m'a servi à quelque chose ^^


Zali_Falcam 02/02/2010 20:03


"Le bibliothécaire a-t-il la force de déchirer de la viande crue avec ses dents ?"

Essaye de bouffer à la cantine municipale de mon taff, on en reparle.


Boo 02/02/2010 17:34


Si une apocalypse me prend là maintenant, tout de suite, je crois que dans un premier temps je suis mort.

Mais imaginons que je survive, moi graphiste, et que tous les gens avec un boulot utile à une hypothétique vie "à la sauvage" ( bouchers, filtreurs d'eau, poètes (quel poète !), bûcherons,
attrapeurs de bananes, leaders charismatiques, ...) meurent et ben c'est vraiment pas de chance.

Non mais dans des situations qui dépassent tout homme, tout homme est en mesure de se dépasser (et sur ce, je vais ouvrir un skyblog de poésie ...)