Ne regardez que les images, cet article n'est pas bien.

Publié le par Aldrea

Mes petits loupiots, en fait, j'étais à la Chibi il y a quelques semaines, mais je vous l'ai pas dit.
Mais j'y étais.
Comme d'hab, bien tranquille derrière mon gentil comptoir du JE Shop à vendre mes produits dérivés recyclés de la Japan à des prix honteux. C'était plein de weeaboos tristes et de jolis cosplays, mais je dois dire que je me suis fais misérablement chier à essayer de vendre des choses que personne ne voulait m'acheter, à par des badges à 1€.
Bref.
Là n'est pas la question.
Je cherche depuis un certain temps un sujet sur lequel de message qui pourrait vous distraire sans trop parler de ma vie sexuelle (oui, j'essaye d'arrêter).
Bon, alors puisque c'est ça, je vais parler du harem effect chez les filles. Mais si, vous savez, le fait qu'une fille potable qui évolue dans un milieu de niche rempli de mâles en manque qui se masturbent contre ses jambes ? C'est sur ce phénomène que je voudrais revenir.
Après plusieurs discussions sur ce sujets avec les rares hommes de mon cursus (10 sur 80 environ, pour le rappel), je remarque que la plupart des hommes se plaignent de la supériorité des femmes dans notre société, et qui plus est lors d'un ca sde harem effect. Pour eux, les cas d'inégalité des salaires et des postes ne sont pas représentatifs d'un état d'esprit général.
Bien.
Pour ne donner que mon avis opinionnaire, j'ai bien envie de leur dire qu'ils ne se rendent compte de rien; sans avoir jamais été féministe, je suis persuadée qu'il y a une certaine vision intellectuellement dépréciative de la femme, et qui plus est de la fille. La fille, pour beaucoup d'homme, aime qu'on lui parle de son animal de compagnie, aime le gentil et malicieux contact physique et les blagounettes salaces, mais pas trop. Elle aime les films de Hugues Grant, les sacs colorés et rire très fort en groupe. Après, je ne dis pas que cette image n'est pas véhiculée par la fille elle-même à l'aide de ses Cosmo ou de ses Sex & the City préférés.

Mais la fille n'est en rien une personne de pouvoir. S'il lui arrive d'avoir le pouvoir sexuel, en attendant le reste, dans un marché de niche rempli d'hommes et donc, de prétendants, le choix semble lui permettre de pouvoir prendre n'importe quel possible fiancé puis de le jeter à n'importe quel moment puisqu'elle en a une tripotée d'autres sous le coude. Si ce genre de comportement semble être tout à fait logique, voir même naturel, j'ai bien peur de vous annoncer messieurs, que la fille un tant soit peu réfléchie et normale ne réfléchie pas en ce sens.
J'avance une théorie qui tenterai d'expliquer un phénomène sociologique qui ne m'est, je l'avoue, pas inconnu, mais sans pour autant être limpide: du fait du nombreux choix dont elle dispose, la fille a justement plus le temps de choisir, de réfléchir à la personne dans la liste la plus en adéquation avec ses propres goûts.
Elle fait donc un choix sur un des nombreux prétendants, certes, mais qu'elle aura pu choisir en fonction de critères qui pourront être déterminés en fonction de ses goûts personnels, mais aussi grâce à cette multiplicité des choix qui lui permet de ne pas prendre le premier pécore venu.
De plus, ce n'est pas la pseudo supériorité de la fille qui pousse les hommes à se précipiter sur la seule fille de leur environnement direct; une fille fera pareille dans la situation inverse. L'idée de plus en plus répandue que les filles ne sont que des prédatrices qui utilisent les hommes jusqu'à les jeter pour les remplacer par un autre, justement parce qu'elles en ont la possibilité est plus que limite et terriblement visomorphiste à mon goût. (anthropomorphique mais pour les hommes, pour tous ces qui ne comprennent rien à ce que je dis, et je sais que vous êtes nombreux.)
Après, bien sur, tout dépend des personnalités. Un coureur de jupons dans un cursus entièrement féminin, par exemple, aura bien sur tendance à se taper tout ce qui bouge. Idem pour une fille qui aime avoir plusieurs hommes sous son contrôle.

Mais au-delà de la vision de la femme manipulatrice, on a aussi la vision d'une femme intellectuellement inférieure à l'homme qui est peut-être véhiculée par la femme elle-même, mais qui est tenu pour acquis par tous les hommes: le statut inférieur de la fille est en partie du à l'attitude même de l'homme qui la courtise, parmi une foule de prétendants : en effet, le mec en question aurai-t-il été autant attiré par cette fille s'il avait eu le choix ? S'il avait eu à ses pieds une foule de prétendantes ? Pourquoi les hommes la courtisent-elle, sinon par simple misère sexuelle ? La fille a donc fait son choix après réflexion alors que l'homme n'a prit que ce qu'il avait sous la main, c'est à dire la seule paire de seins à proximité. Peut-on m'expliquer en quoi cela lui donne-t-elle le pouvoir ?
Bon, après il y a toujours les arguments mainstream du genre "pourquoi les garçons sont-ils gentiment appelés des "coureurs de jupons" alors que les filles sont des "grosses allumeuses" ? Bon, je n'utiliserai pas ce genre de propos un peu faciles ici.



En revanche, j'avancerai celui qu'une fille, dans un groupe d'homme (qu'elle est donc censée dominer par la seule force de sa poitrine hein, je le rappelle) n'est que rarement intellectuellement à la même hauteur et elle n'en a d'ailleur pas besoin pour être acceptée dans le groupe d'homme, puisque c'est une fille.
Ainsi, alors qu'entre eux, les hommes se considèrent avec le respect du au niveau de leurs connaissances en Warhammer, ils considèrent les filles comme un objet de convoitise qu'on écoute parce que les hormones nous l'ordonnent. Alors d'accord, elles leur font faire ce qu'elles veulent. Mais eux, comment les voit-elles et auraient-ils la même attitude face à un énorme boudin ? Ou en sachant qu'il y a trois autres filles dans le groupe ?

Bon, je ne voulais pas faire de wall of texte sur un sujet que je ne maîtrise pas plus que ça et auquel je n'ai pas vraiment réfléchi. Cela dit, j'étais juste énervée de voir que la plupart des hommes se considèrent comme victimes des femmes, de leurs caprices et de leur manipulations. Contrairement à ce que dit le peuple, messieurs, j'ai bien peur que vous soyez un peu plus que des testicules sur pattes. Alors si vous vous plaignez de n'être que les victimes des tromperies perfides de ces femmes qui abusent de leur pouvoir, remettez vous aussi en question et demandez vous pourquoi vous vous laissez manipuler par la seule représentante du sexe féminin dans votre groupe de JDR D&D.




Bon, après relecture de ce magnifique wall of texte, je me rend compte que je me suis moi-même fait chier en lisant cette bouillie infâme de tentative de discussion sérieuse, mais comme il faut bien que je poste quelque chose, c'est tout ce que vous aurez à vous mettre sous la dent. Cela dit, je pense que les chroniques de films de zombies vont pas tarder à revenir, vous en faite pas.

Publié dans taniere

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Coyote 19/01/2010 14:04


Bon, je sens que ce sujet nécessite clairement mon expertise de sexo-économiste.

Comme tu l'as dit avec tes mots, l'emprise de la femme sur le marché sexuel est du à un équilibre offre/demande en sa faveur. L'équilibre offre/demande est ce qui fixe le "prix" des choses, sans
comparaison indépendamment de sa valeur intrinsèque. En gros, ça revient à dire qu'un truc pourri rare coûtera de facto aussi cher qu'un truc génial qu'on trouve partout, suffit de voir combien
valent les pièces de monnaie imparfaites, ou les livres anciens avec défaut d'imprimerie...
Ca s'applique pour les femmes. L'équilibre offre/demande fait qu'elles sont "surévaluées", c'est à dire qu'un "boudin", comme tu dis, sera surévaluée dans un tel contexte et pourra donc
être beaucoup plus prisée qu'une Jessica Alba qui vivrait dans le monde de "Y the Last Man".

Maintenant cet état de fait est loin d'être vrai partout, il y a des endroits ou l'offre et la demande penche clairement en faveur des mecs. Mais le phénomène est moins marqué tout simplement
parce que l'offre (c'est a dire le consentement sexuel) et la demande (c'est à dire, le désir sexuel) ont légèrement tendance à être plus exalté du côté homme, contrairement à ce que
prétendent les anti-clichés. Donc, dans un milieu possédant un ration femme/homme de 0.14, il y aura plus d'offre et moins de demande en homme que respectivement d'offre et de demande en femme dans
un milieu possédant un même ratio mais homme/femme. L'homme sera donc moins surévalué dans ces circonstances que la femme dans les autres circonstances.


On a donc, de façon globale, et pour un cheptel homme/femme supposé égal en nombre, un phénomène de délaminage des prix des hommes. Les femmes, fort de leur surévaluation et donc de leur richesse,
veulent s'offrir les hommes les plus "chers"; la demande pour ceux là augmente, et donc leur prix augmente, tandis que ceux des autres stagnent. On a donc une inégalité extrêmement importante
entre les hommes du haut du panier et ceux du bas. La divergence des goûts qui est, heureusement, un phénomène plus marqué chez la femme que chez l'homme, a tendance à attenuer ce phénomène mais
pas assez pour ne pas donner naissance à une irrémédiable polygamie chez les hommes chers. Oui, mesdemoiselles, votre copain vous trompe, mais il a pas le choix, sinon vous seriez obligée de vous
"vendre à perte". C'est à dire de choisir un compagnon bien trop bon marché pour vos moyens.


Les deux seules façons de pallier ce phénomène, d'un point de vue masculin, c'est soit
- d'augmenter la surévaluation des mecs. Pour cela, mieux vaut augmenter la demande en mecs. C'est là qu'interviennent les inégalités salariales. Dans les années 50, tout était parfaitement
équilibré, la demande en mec était très élevée parce qu'à l'époque , il s'agissait d'une question de vie ou de mort : ils étaient quasiement les seuls à avoir un emploi et un
salaire. 


- de diminuer la surévaluation des filles. Pas trente six solutions pour ça, il faut diminuer la demande en filles. Boycott sexuel généralisé. C'est ce que je fais. Plus ou moins contre mon
gré.


D'un point de vue féminin, c'est plus tendu, la situation est peut-etre a leur avantage, mais elles subissent un effet de simili-inflation, circulation de beaucoup de monnaie et bagarre pour des
produits de plus en plus cher en quantité très réduites. Soit elles se contentent de la situation, soit elles augmentent les femmes les moins "riches" (les "boudins") augmenent leur offre,
dévaluant ainsi les femmes les plus riches, les forçant à acheter des produits moins chers.


Aldrea 26/11/2009 12:16


Ulfa: mwoooh ! *tapote la tête*
T'en fais pas c'est normal, quand j'essaye de m'exprimer correctement ma prose devient un véritable ragout irlandais. C'est bon, j'arrête les messages sérieux: PHALLUS !

Corti: oui, mais la famille, c'est pas la même chose. Tu as le droit.



ulfablabla 23/11/2009 11:39


je me sens tout inférieur à toi intellectuellement, parce que je n'ai rien compris.

ha ha ;-)

(alors je ris bêtement en me touchant les cheveux)


Corti 22/11/2009 20:52


Ben, j'garde mon neveu :o


Aldrea 22/11/2009 18:41


Attend sérieusement, j'ai carrément envie de dire au contraire: comme tu dis, dans un milieu plein de femmes c'est un énorme atout d'etre un homme parce que toutes ces femmes évoluent dans un
milieu entièrement féminin et donc ont besoin de testostérone. Et franchement, entre un garçon sympa et mignon et une fille sympa et mignonne, à compétence égale, je peux t'assurer qu'en édition on
choisira le gars. Bon, aprés c'est la même chose lorsqu'une jolie physicienne se présente dans un labo hein...

Et puis bon, je pense que c'est carrément relatif tout ça, ça dépend des employeurs hystériques ou non.
Bon, par contre aprés il parait que c'est super dur d'etre un baby-sitter, rapport aux gamins qu'on viole et tout. Mais franchement, qui veut garder les gamins quoi...